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Shira Cha Compétition de Thés Guru

Mon horaire d’été prend fin cette semaine, car dès la semaine prochaine, je reprends mon horaire régulier tel que mentionner dans l’article « Nouvelles du blogue – Automne 2020 ». Et aujourd’hui, je vous présente une belle surprise. C’est un thé qui a su éveiller en moi ce réel plaisir de la dégustation, et ce, tant par ses arômes que par ses saveurs. J’ai eu la chance de le déguster sur place au Salon de thé Oasis à Montréal, et j’ai tellement aimé que j’ai décidé de vous le présenter en faisant une autre dégustation pour le blogue.

Quelques informations

Il s’agit du Shira Cha Compétition Bourgeons Dorés de Thés Guru. « Shira » signifie en japonais « blanc » et « Cha » veut dire « thé ». Donc, je vous présente un thé blanc japonais de la région de Yame et il est très rare. Le site Web « Sommelier en thé japonais » décrit le thé comme suit : « Le nom de ce sencha provient [de] son aspect, les feuilles sèches sont d’un vert très clair, tendant tantôt vers le blanc, tantôt vers le jaune. Cette blancheur est encore plus frappante avec les feuilles infusées. La cause de ce phénomène semble inconnue, ou peut être simplement que le secret reste bien gardé, mais le cultivar utilisé, Hoshino-midori, a de toute façon comme particularité d’être clair. » 1 .

Certes, le secret reste bien gardé, mais j’ai quand même trouvé quelques informations. Selon le site Ikkyu, il y a une différence entre le sencha et le thé blanc dans sa façon de le produire. Lors de la fabrication du sencha, les producteurs ne mettent pas d’ombre (donc pas de toile) dans leurs champs. Les feuilles sont exposées au soleil jusqu’à ce qu’ils soient récoltés. Pour le thé blanc, quelques semaines avant la récolte, les producteurs mettent des toiles sur les théiers à 100 % (alors que les Gyokuro sont ombragés entre 95 et 98 %). J’ai tenté de chercher pour la suite, c’est-à-dire lors de la récolte, mais comme je l’ai mentionné, peu le produisent et ceux qui le font gardent ce secret pour eux.

La dégustation

En ouvrant le sac, je sens une odeur de beurre, d’agrumes avec une pointe à la fois acide et sucrée. Les feuilles sont très petites, plates et de longueur inégales. Il y a un mélange de feuilles vertes très vives avec des bourgeons dorés.

Détails d’infusion
instruments : théière kyusu (100 ml)
eau : 65 °C
quantité : 3,5 grammes
temps : 1 minute
technique : moderne

Première infusion
J’observe que dès que je mets le thé à infuser, une odeur de beurre se dégage dès les premières secondes. Par la suite, après la minute d’infusion, il y a un pic de beurre et tout de suite après il y a celle des agrumes avec une odeur sucrée (maïs et pois mange-tout). La liqueur est d’un jaune très pâle. À la vue, les feuilles sont peu déroulées. Certaines sont plus pâles que lorsqu’elles étaient sèches, alors que d’autres sont restées vertes. Au goût, c’est crémeux en bouche. Le thé est doux et il n’y a pas d’astringence. Le beurre est présent et je ne le trouve pas tellement sucré. Cependant, il y a présence d’umami avec une pointe d’agrumes et, je ne suis pas sûre, de noix. Il y a aussi une belle longueur à force de boire des gorgées.

Thé blanc japonais après la première infusion

Deuxième infusion
L’odeur de beurre, d’agrumes et de pics sucrés est toujours présente. La liqueur est devenue jaune-vert ; tandis que les feuilles sont plus déroulées. Je vois toujours un mélange de feuilles blanches et vertes. Au goût, l’umami est plus présent et persistant en bouche. Le beurre est également là avec une pointe sucrée, mais celles des agrumes sont plus discrètes. C’est toujours doux et crémeux comme texture.

Troisième infusion
Les arômes d’agrumes sont plus intenses, tandis que celle du beurre et du maïs se font plus discrets. La liqueur ne change pas, et les feuilles sont complètement déroulées. On peut voir parfaitement la blancheur de celles-ci qui sont beaucoup plus prononcées par rapport aux deux autres infusions. Au goût, ce sont les agrumes qui dominent. L’umami et les notes sucrées sont moins présents et moins intenses. Et quant à la texture crémeuse, c’est plutôt moins intense en bouche.

Finalement, ce qui m’a surprise avec cette dégustation, c’est qu’il évolue au fil des infusions : les feuilles laissent paraître leurs blancheurs à mesure que je l’infuse ; le goût change aussi en passant d’un thé au goût de beurre et sucrée, avec beaucoup d’umami, à un thé qui goûte les agrumes en final. Il est plein de douceur, a une texture crémeuse et une belle longueur en bouche. Cependant, ce n’est pas un thé qui se boit tous les jours parce qu’il est rare et il est cher. Mais si vous voulez vivre une belle expérience de dégustation, je vous le recommande, ne serait-ce que pour l’essayer une fois. Et quant à moi, c’est une belle surprise pour les raisons que j’ai mentionnée plus haut, au point de vouloir vous le présenter. Bref, je me sens privilégié d’avoir pu l’essayer.

Échantillon reçu de Thés Guru dans le but d’en faire une critique. Cependant, les opinions exprimées ici n’engagent que moi. Merci !

Note
5/5

Sources:
Ikkyu: White tea [consulté le 8 septembre 2020]
Sommelier en thé japonais: le thé blanc de Yame (lien dans le texte ou plus bas).

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Notes
  1. Source: Sommelier en thé japonais – « Le thé blanc de Yame » [consulté le 8 septembre 2020][]
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